12 septembre 2009
Je ne pensais pas que cela arriverait si vite
Grand moment de solitude ce soir...
Or donc me voici installée dans mon nouvel appartement depuis 3 mois... J'aime mon petit nid et surtout j'adore ce quartier que je viens de retrouver : un village dans la ville, mon primeur (à qui je demande toujours de choisir mes fruits), Youssef de la laverie (aux horaires d'ouvertures si étranges), mon resto indien préféré à deux pas. Et puis, ici, il y a de la mixité sociale, de la vraie : appartements sociaux, trentenaires bobos en vélo, anciens qui semblent avoir toujours habité là, familles modèles qui vont à la messe le dimanche, place qui s'anime les soirs de Ramadan et les étudiants qui viennent de réintégrer leurs colocations.
Ce soir, j'avais décidé de poster quelque chose sur ce blog. Revenir, même si c'est pour publier des choses vieilles d'un an. Juste revenir.
Alors j'avais le choix : le boléro offert à ma soeur, les photos prise sur la côte Atlantique l'an dernier, les petits travaux de cet été. Et puis, l'actualité m'a rattrapée et - "ah tiens, cette fois c'est la coloc de gauche qui fait une fête" - j'ai commencé à préparer un billet sur Willy Ronis qui nous a quitté aujourd'hui et dont j'avais tant aimé l'exposition il y a quinze jours.
Retoucher les images, choisir ses mots et... -"rho, mais pouquoi sont-ils obligés de vociférer au lieu de parler, et peut-être que cette fille a envie de montrer à ses amis mâles qu'elle sait pousser de cris... pfff, franchement Nylah quelle coquine, on dirait Joseph le râleur dans Amélie Poulain, avec ses histoires de rire de gorge ! Hi! Hi!"
Et là, les amis, les chutes du Niagara me sont tombées sur la tête, mon corps tout entier a été plongé dans les eaux glaciales où ont coulé Jack et le Titanic, laissant la pauvre Rose désespérée à tout jamais. La révélation dramatique, l'horreur absolue, j'ai été tétanisée de stupeur et d'effroi ! C'en est fini de moi : je suis Joseph le râleur, je suis cet homme pris en photo par Willy Ronis, devant les vitrines des grands magasins parisiens avant Noël. Je suis une vieille bique qui a oublié ce que c'était d'être jeune et de s'amuser.
J'ai bien essayé de me dire qu'à leur âge, on ne criait pas comme ça, qu'on savait respecter le voisinage. Mais je me suis remémorer la crémaillère de ma propre colocation et mes amies et moi, dansant, agitant les bras en l'air en criant wouuuuhouuuhouuuu sur le boumboum et sous les spotlights... Gloups !
Conclusion,
- Willy Ronis ce sera la prochaine fois
- et c'en est fini de moi : je suis une vieille bique !
07 janvier 2009
Exceptionnelle année !
2009 sera merveilleuse, exceptionnelle, mémorable.
Réjouissons-nous ensemble, enfin, enfin mes amis !
Oyez ! oyez ! les fêtes sont finies !
Adieu veau vaches cochons qui nous ont fait prendre des kilos, oubliés l'agitation des préparatifs et les repas sans fin !
Tous mes voeux à vous qui passez par là, à vos chéri(e)s, vos chérubins déjà là ou à venir.
- Plein de "waouh", de "ha ha ha", de "Yes !"
- Des macarons par milliers et pour ceux qui n'aiment pas alors ce sera Pad Thaï ou Bo bun.
- Que vos petites mains créent encore et encore ces si jolies choses auxquelles vous nous avez habitués.
- Que vos oreilles s'emplissent des plus belles harmonies, des plus surprenantes, des plus stimulantes, des plus dansantes mélodies.
- Que vos yeux s'éblouissent devant la richesse des cultures qui nous ouvrent les bras.
A vous ici et tout là bas, 2009 sera exceptionnelle, ça j'y crois.
"Mais c'est koitesse cette photo ?" - me direz vous.
Et bien regardez de plus près, comme je me suis amusée : quelques photos prises aujourd'hui même à Nîmes et aux abords de Montpellier
Nîmes, premiers flocons - vue de mon bureau

Essais en Noir et Blanc

Essais en Vert et Blanc
Rien de tel pour accroître mon enthousiasme et mon envie de rire.
La neige est là, la magie revient,
Le sud de la France est recouvert d'un blanc immaculé,
Ce soir à 20h nous risquons la coupure d'électricité
Exceptionnelle 2009 sera, c'est sûr et certain !
16 septembre 2008
Un peu de moi

un clic pour l'ambiance...
Suis en retard pour le challenge de Karen...
Voici donc une de mes journées types racontée en 5 photos.
Malheureusement, je n'ai pas pu encore faire de photo des hommes musclés de la gym... may be later !
Et pour aller voir les journées des autres participantes au challenge, c'est ici !
20 avril 2008
Koi fé kan tan gri ?
un clic pour l'ambiance...
Des jours et des jours qu'il fait froid, qu'il pleut, qu'il vente.
Triste paysage depuis la fenêtre.
Dans le jardin dehors, on a beau chercher de la couleur, rien n'y fait, tout reste terne...
J'ai besoin de toi, printemps !!!!!
Alors hop hop hop, on sort ses petits souvenirs emmagasinés quinze jours auparavant. Quand trois terreurs se sont retrouvées à Nîmes, dans les jardins de la Fontaine inondés de soleil...
Avant tout, déjeuner en terrasse sur la fameuse place au crocodile, débardeurs et lunettes de soleil de mise.
Puis autoportrait fortuit avec mon téléphone, et zou, on canarde : photo de touriste au pied de la tour Magne, le mariage et les youyous en contre-bas, les couleurs vives des arbres en fleur qui, croyait-on auraient tout loisir de s'épanouir dans les jours à venir.
- "Auriez-vous le temps de répondre à une petite enquête sur les couleurs, s'il vous plaît ? C'est pour mon mémoire"
- "Mais avec grand plaisir !" - avons-nous toutes trois souri en coeur
Résultat, après avoir essayé de se copier mutuellement (l'école n'est finalement pas si loin), nous avons fini par répondre... complètement différemment ! Ah quel bonheur !
Se réchauffer au soleil de chacune pour faire évaporer le trop plein d'eau... ou au contraire lui permettre de couler à l'envi.
22 décembre 2007
Papillon vole – Les Saintes # 6
Dans la série, je suis en vacances et j’observe nos amis les bêtes, je vous présente deux papillons qui aiment à venir par chez nous.
Le premier est appelé Papillon colibri à cause de sa trompe si similaire à celle du fameux oiseau
Le second est un papillon de nuit. Mon frère, qui en l’occurrence a combattu un tigre au Viêt Nam quand il avait 4 ans (pour preuve son énorme cicatrice visible sur la photo avec la noix de coco, sur le post précédent), bref, mon frère me dit qu’il s’agit d’un papillon vampire… bien sûr qui n’a de vampire que le nom…
C’est assez étonnant de voir à quel point ces deux-là ne sont pas farouches !
21 décembre 2007
Les robinsons et les fruits saintois – Les saintes # 5
Depuis mon arrivée sur l’île, je me délecte des fruits ramassés directement sur l’arbre.
1/ parce que c’est meilleur,
2/ parce que mon frère et moi aimons à jouer aux Robinsons.
Voici donc en image ce que l’on peut cueillir.
Tout d’abord les goyaves. Premiers fruits que j’ai mangé ici et dont je suis devenue complètement dépendante depuis. Au moins 5 à 6 par jour. C’est un fruit jaune quand il est mûr et dont la chair est d’un très beau rose-orangé. Son parfum est très suave et il semble m’appeler chaque fois que je passe à côté. Et systématiquement, sans comprendre pourquoi, je ne résiste pas
Ensuite, les noix de Coco que nous ramassons sur les cocotiers en bas de la maison, en bord de plage.
Mon frère n’a pas son pareil pour manier le coupe-coupe. Hum ! le jus de coco ! Hum ! la chair toute tendre et fondant de la noix !
Lorsqu’il nous arrive de craquer et de redevenir des consommateurs « civilisés », je descends au bourg acheter un grand bac de glace, délicieusement préparée à base de vrai lait de coco. Un peu de pulpe de maracuja frais par-dessus… oh la la, je ne vous dis que ça !
J’ai aussi découvert un fruit pas plus gros qu’un citron, qu’ils appellent ici Pomme cythère. Ce fruit à la peau épaisse doit être pelée, on découvre alors une chaire orange très fibreuse, comme toujours ici très parfumée. Son goût est très sucré et acide en même temps, j’ai plissé les yeux en permanence… mais j’ai tout tout mangé ! Les guadeloupéens en font un jus plein de dépôt au goût d’herbe fraîchement coupée. C’est bon mais je préfère nettement les fruits mûrs à « croquer ».
Par contre, ces mignones petites pommes surelles… non, là vraiment, c’était beaucoup beaucoup trop acide et trop vert à mon goût.
17 décembre 2007
Ti’Punch Maracuja - Les Saintes # 4
Petit verre en fin de soirée, avant-hier, avec Philippe, un ami saintois de Stéphane. Nous testons un bar lounge fraîchement ou-Vert, dénommé Lô Bleu et tout d’Orange repeint.
Je tente le Ti’Punch, très fort pour moi, alcool deshydrogénase -/- que je suis. Vous imaginez bien que je me suis précipitée sur les 2 assiettes de biscuits apéritifs, que les garçons ont eu la galanterie de me laisser dévorer toutes entières. Mais rien n’y a fait, j’ai fini la soirée, la tête encore dans un manège, mais cette fois, au lieu de tanguer, elle tournoyait.
Connaître un vrai saintois est une chance inouïe, vous comprendrez par la suite. Le premier gros avantage, c’est qu’il peut vous expliquer pourquoi vous avez tant de mal à boire ce Ti Punch citron vert : toute simplement parce qu’il n’est pas préparé selon LA méthode.
Le deuxième avantage, c’est qu’il vous explique ce qu’est LA méthode et, troisième avantage, il vous invite chez lui pour déguster le lendemain l’une des meilleures associations d’après lui : LE Ti’Punch Maracuja !
Le maracuja, qu’est-ce que c’est ? Et bien tout simplement le fruit de la passion. Voici donc LA méthode, transposée pour vous en roman photo.
1- répartir la pulpe du maracuja dans les verres
2- ajouter ce qu’il faut de sucre roux
3- diluer avec un peu d’eau
4- bien faire fondre le sucre
5- ajouter le rhum
6- bien mélanger le tout.
Déguster !
Il faut l’avouer, ce Ti’Punch là se boit comme du petit lait… J’ai cependant été raisonnable, me suis arrêtée au premier et n’ai pu que tremper les lèvres dans le rhum arrangé qui nous a été servi en digestif. Etrangement j’ai très peu de souvenirs du retour en scooter, comment a-je fait pour me tenir à mon frère sans tomber ?
Ah si on m’avait dit que ma tête allait être mise sans dessus dessous pendant ce séjour !
Allez, c’est pas tout, mais va falloir se préparer à aller pêcher la seiche maintenant !
16 décembre 2007
Mon nouveau petit ami - Les Saintes # 3
Il s’appelle Bernard, et c’est mon frère Stéphane qui nous a présentés.
Je l’ai mis à l’abri sur les marches de l’escalier, à l’ombre d’une feuille, à l’endroit, puis à l’envers, mais il ne se sentait pas à l’aise.
Je l’ai donc pris contre moi et il a enfin pu vaincre sa timidité.
Mon frère trouve qu’il a une tête d’alien, c’est de la jalousie pure et simple. Moi, je le trouve mignon et il me fait rire.
Voici un petit souvenir (é)mouvant.
Reste à savoir ce qui est le plus marquant : Bernard qui bouge, vous montrer que j’ai les cheveux hirsutes en vacances ou les chamailleries d’un frère et d’une sœur sur le « comment il conviendrait mieux de filmer Bernard »…
Comment ça ? Oui je bulle, et non je n’ai rien de mieux à faire que de filmer Bernard… Je suis en vacances et j’assume !
Arrivée sur l’île - Les Saintes #2
Au revoir le Slow Down, au revoir cabine et salle de bain privatives, et surtout, surtout, au revoir tous les paysages qui ne cessent de tanguer que je sois sur l’eau ou sur la terre ferme !
Mais avant que cela ne soit définitivement oublié, il m’a fallu affronter l’épreuve de la navette entre Trois Rivières (oui comme le Rhum) et Terre de Haut (Les Saintes).
Pardon Mme la Mer, mais ne vous a-t-on pas prévenue de mon arrivée ? Il y a dû avoir erreur dans le programme, parce que je n’avais pas demandé la houle. Non, je vous assure, je préférais le calme habituel de la petite traversée… Bon, d’accord, c’est tour de manège à sensations… Parfait j’adore les fêtes foraines !
A ma grande surprise, les va-et-vient entre le haut et le creux des vagues m’ont beaucoup amusée. J’ai donc abordé les Saintes en grande forme, toute ébahie par la beauté de l’île au soleil couchant.
Petit passage à la future boutique de ma sœur, qu’elle ouvrira dans l’une des plus vieilles cases de l’île, avant de nous rendre dans sa maison.
Là, les contrariétés commencent :
- batterie du scooter à plat,
- disparition de l’un des casques,
- disparition de la clef de la cabane où se trouve le matériel de pêche de Stéphane… mais comment allons nous faire pour manger ?
- plus d’eau courante, une fuite finalement pas encore réparée,
- plus de frigo, apparemment problème de gaz.
Mais tous ces petits soucis ont vite été balayés par la maison qui nous attendait. Elle est juchée en hauteur, et n’est accessible que par un chemin escarpé et rocailleux. Aucune vitre, juste des volets en bois qui laissent tournoyer l’air dans la maison.
Vue depuis mon lit : les jolis volets inclinables,
le hamac, où je paraisse,
et la maison du maire, au loin.
Un escalier suspendu qui me fait penser à cette couverture de livre de couture japonais devant lequel je me pâmais, Ciyiiine, ou encore à ce catalogue lorsqu’il s’agissait de choisir une salle de bain, Cailooson…
Un goyavier pas loin. A portée de mon hamac, un manguier sauvage, qui abrite colibris et autres petits oiseaux chantant.
Quand aux contrariétés, nous les avons vite oubliées.
Nous avons pris un taxi puis avons marché un peu, le lendemain, pour retourner au village ; la batterie du scooter a été rechargée en 3 heures ; le casque et la clef ont été retrouvés non sans avoir mis maison et boutique sens dessus dessous ; nous faisons nos courses tous les jours et faisons bouillir l’eau de pluie pour boire et cuisiner. Et surtout, je me délecte tous les jours du plaisir de me laver à l’eau de pluie, dans une cabine extérieure, tout juste faite d’une toile tendue, sous le soleil et en pleine brise. Ma peau respire, s’épanouie ici, vraiment !
PS : désolée, petit problème technique qui m’empêche de publier le post sur les marchés, ça ne saurait tarder.
11 décembre 2007
Slow down - Les Saintes #1
Premiers jours en Guadeloupe, premières nuits sur un catamaran flambant neuf, le Slow Down. Si ça n'est pas un signe ?
Comment ce bateau pouvait-il savoir, lorsqu'il s'est fait baptiser, que j'allais courir avant d'arriver jusqu'à lui. que je venais marquer une pause avant un nouveau départ ?
Bouclage des valises à peine 30 mn avant le départ, deux valises : l'une pour le voyages aux Antilles, l'autre pour mon séjour dans le froid parisien au retour.
Me voici donc, dimanche, à presque minuit, à passer de TGV en RER, juchée sur mes bottes à talons, un sac de 22 kg sur les épaules.
Vol sans encombres au-dessus de l'Atlantique, nous arrivons tranquillement de nuit en Guadeloupe pour resentir, à peine franchie la porte de l'avion, cette douce moiteur si typique des pays tropicaux, qui s'insinue sous les vêtements et invite à la langueur.

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Puis ce bateau, superbe, qui attendait, calmement amarré à la Marina de Point-à-Pitre, pour nous accueillir 2 nuits, le temps de partir pour les Saintes.
Escapade sur Basse Terre aujourd'hui en vu d'une création d'entreprise, oui, encore ! Et cette moiteur, toujours, qui me fait penser que ma peau doit être faite pour, elle se sent si bien dans ces climats, les gènes parlent, voilà tout.
Est-ce le décalage horaire, la fatigue accumulée, ou tout simplement le mal de mer (oui, même sur un bateau à quai) ? J'ai l'impression que mon esprit ici tourne au ralenti, sur un cotoneux nuage. Mon travail de mousse s'achève demain et reprendra certainement ce week-end, Cette fois, ce sera déchargement de marchandises et non plus nettoyage des cabines. Entre temps, je partirai découvrir les Saintes, la maison au bord de la plage... enfin !
Euh, quelqu'un pourrait-il me dire pourquoi, même sur la terre ferme, cet ordinateur continue de tanguer ?
Ah et PàP, ce n'est pas pour me dire Slow Down pas à pas... non, j'ai cru aussi, c'est juste Point-à-Pitre. Incroyable !




































